Le pitch and putt ressemble au golf classique, mais il met tout de suite le doigt sur ce qui fait baisser une carte : la précision à courte distance. Sur ces trous en par 3, généralement limités à 90 mètres dans le format de référence, pas besoin de driver ni d’un sac rempli de clubs. Il faut choisir une trajectoire, doser son approche, éviter les obstacles et terminer au putting avec sang-froid.
Ce format court convient aussi bien à une première découverte qu’à une séance de travail pour un joueur confirmé. Mais « parcours compact » ne signifie pas règles identiques partout : nombre de clubs, usage du tee ou mode de comptage peuvent varier selon le club et la compétition. Voici les repères essentiels pour arriver au départ bien préparé, sans confondre pitch and putt, practice et golf compact.
En bref
- Un vrai parcours : des trous en par 3, jusqu’à 90 mètres dans le cadre de référence du pitch and putt.
- Un sac léger : trois clubs au maximum dans le règlement CPPF courant, putter inclus, avec des variantes possibles.
- Des règles à vérifier : tee, marquage de la balle et format de score dépendent parfois de l’épreuve.
- La priorité au contrôle : viser une zone sûre du green rapporte souvent davantage que chercher le drapeau à tout prix.
- Avant de réserver : vérifier l’accès, le matériel disponible, le tarif et les conditions d’enregistrement du score.
Pitch and putt : un vrai parcours, pas un practice miniature
Le pitch and putt se joue sur un parcours composé de trous courts en par 3. Dans le format de référence, chaque trou mesure au maximum 90 mètres : la balle part du départ, rejoint le green, puis doit être rentrée avec le moins de coups possible. C’est du golf avec une autre échelle, pas du minigolf avec un sac de clubs.
La distinction compte, car les appellations se mélangent parfois. Un golf compact peut proposer des trous plus longs ou des par 4 ; un practice sert à s’entraîner sans jouer un parcours ni compter une carte. Le pitch and putt, lui, impose une vraie décision à chaque trou et transforme une séance de petit jeu en partie complète.
Les parcours comportent souvent 9 ou 18 trous. Certains clubs permettent de rejouer une boucle de 9 trous, tandis que d’autres proposent davantage de greens distincts. La longueur totale affichée correspond à l’addition des distances des trous, pas nécessairement à la marche réelle entre les départs.

Un format court pour tous les niveaux
Pour un débutant, les distances réduites rendent les premiers coups moins intimidants et permettent de comprendre rapidement le déroulement d’un trou. Pour un joueur régulier, elles offrent un terrain exigeant pour travailler les approches, le dosage et le putting sous la contrainte du score. Une partie courte ne rend pas les erreurs moins coûteuses : un mauvais contact à 60 mètres peut laisser un chip délicat, puis un putt compliqué.
Le format est également pratique quand une partie de 18 trous n’entre pas dans l’emploi du temps. Compte environ une heure et demie à deux heures pour 18 trous, selon l’affluence et le rythme du groupe. Le vrai intérêt, toutefois, dépasse le gain de temps : chaque coup sollicite des gestes que l’on retrouve ensuite sur un parcours traditionnel.
Règles de jeu au pitch and putt : les points à vérifier
Les règles de jeu reprennent les principes du golf : jouer la balle depuis sa position, respecter l’ordre de jeu lorsque c’est nécessaire et inscrire le nombre de coups réalisé. Certaines compétitions appliquent toutefois un règlement spécifique. Dans le cadre CPPF courant, le sac est limité à trois clubs, putter compris, et un tee est utilisé au départ. D’autres épreuves peuvent autoriser quatre clubs ou prévoir des consignes différentes.
Sur le green, le cadre CPPF prévoit le marquage de la balle avant de la relever et l’emploi du putter pour finir le trou. Là encore, la consigne de l’organisateur fait foi. Avant le premier départ, demande au club combien de clubs sont autorisés, si le tee est obligatoire et quel format de score s’applique : trois questions simples qui évitent la discussion au milieu du parcours.
Score classique ou strokeford ?
En jeu classique, chaque coup compte jusqu’à ce que la balle soit dans le trou. Certaines compétitions CPPF utilisent un format appelé strokeford : si la balle n’est pas rentrée au cinquième coup, le joueur la relève et inscrit six. Ce plafond accélère le jeu et limite les scores très élevés, mais il ne constitue pas une règle universelle du golf.
| Point de règle | Repère utile | À confirmer au club |
|---|---|---|
| Longueur du trou | Jusqu’à 90 mètres dans le format de référence | Configuration exacte du parcours |
| Nombre de clubs | Trois maximum dans le cadre CPPF courant | Variantes à trois ou quatre clubs |
| Départ | Tee prévu dans le règlement de référence | Obligation selon le terrain ou l’épreuve |
| Score | Nombre de coups jusqu’au trou, sauf format adapté | Stroke play, strokeford ou autre formule |
Le pitch and putt peut aussi relever de circuits et d’index différents. L’index CPPF ou FIPPA ne se confond pas avec l’index WHS de la fédération. Certains scores peuvent être enregistrables pour le WHS sous conditions liées au parcours et à la formule ; vérifie ce point avec le club avant de compter sur une mise à jour de ton index.
Quels clubs emporter pour jouer sans s’encombrer ?
Un petit sac suffit largement pour découvrir le format. Le duo le plus simple reste un putter et un pitching wedge que tu maîtrises : le premier termine les trous, le second couvre de nombreuses approches. Si trois clubs sont autorisés, ajoute un fer court ou un sand wedge selon les distances et les obstacles du parcours.
Ne choisis pas ton club sur une distance théorique annoncée par quelqu’un d’autre. Prends celui qui te donne un contact fiable sur les longueurs que tu rencontres. Un wedge que tu connais vaut mieux qu’un club plus puissant qui t’oblige à accélérer et te fait dépasser le green. Pour préciser le rôle d’un club intermédiaire, ce guide sur le gap wedge au golf aide à comprendre quand il complète utilement le pitching wedge.
Un équipement simple, mais adapté
Des chaussures confortables, un gant si tu en portes habituellement, quelques tees et des balles en bon état suffisent. N’achète pas un ensemble complet avant d’avoir testé : plusieurs clubs proposent le prêt ou la location. Demande simplement si le matériel est inclus dans le tarif annoncé, car le green fee ne couvre pas toujours les balles ou la location.
La quantité de clubs autorisée est un maximum, pas un objectif. Deux clubs peuvent suffire pour une première sortie ; le troisième doit répondre à un besoin réel. Un sac léger aide aussi à garder l’attention sur la cible plutôt que sur le choix entre dix clubs.
Approches, putting et stratégie : jouer la zone plutôt que le drapeau
Avant chaque coup, lis la distance, le vent et la forme du green. Sur un trou de 70 mètres avec un bunker devant le drapeau, viser le centre de la surface est souvent plus malin qu’attaquer directement la cible. Un putt de dix mètres reste jouable ; une balle dans le sable peut coûter bien davantage.
Pour l’approche, privilégie un mouvement équilibré et une vitesse régulière. Chercher à ajouter de la puissance au dernier moment provoque souvent un contact irrégulier. Si tu veux retravailler les bases du geste, ces conseils pour un swing de golf simple et efficace peuvent aider à installer un rythme plus fiable.
Le putting fait basculer la carte
Une approche réussie ne sert pas à grand-chose si le premier putt traverse tout le green. Sur les putts de deux à six mètres, travaille d’abord la vitesse : une balle qui finit près du trou laisse une chance de sauver le par, même si la ligne n’était pas parfaite. Garde une posture stable, regarde la pente et choisis un point de départ clair.
Après quelques parties, note séparément tes coups d’approche et tes putts. Si tu touches souvent le green mais multiplies les trois-putts, tu sais quoi entraîner ; si tu rates régulièrement la surface, concentre-toi sur le contact et le choix du club. Le chiffre utile n’est pas seulement le score final, mais l’endroit où les coups s’envolent.
Étiquette au golf et préparation de la première partie
La proximité des greens rend la sécurité particulièrement importante. Ne joue jamais tant que le groupe précédent est à portée, annonce clairement une balle égarée et reste attentif aux joueurs qui s’apprêtent à frapper. L’étiquette au golf comprend aussi le respect du rythme : prépare ton club pendant que les autres jouent, puis avance sans transformer chaque trou en séance de practice.
Sur le green, évite de marcher sur la ligne de putt d’un partenaire et replace ta balle après l’avoir marquée. Répare les traces de pitch si le club le demande et respecte les zones de départ. Ces gestes ne sont pas décoratifs : ils préservent la surface de jeu et rendent la partie agréable pour le groupe suivant.
Réserver sans mauvaise surprise
Les conditions d’accès varient selon les clubs. Certains accueillent les débutants sans formalité particulière, d’autres demandent une licence, une assurance ou une preuve d’autonomie. Avant de te déplacer, vérifie aussi si le parcours est ouvert, si une réservation est nécessaire, quels clubs sont disponibles et si la boucle se joue en 9 ou 18 trous.
Pour une première partie, l’objectif n’est pas de fabriquer un score parfait. Choisis une cible raisonnable, joue à ton rythme et observe où tu perds tes coups. C’est cette lecture honnête qui transforme un parcours compact en outil de progression, et pas seulement en sortie agréable.
Combien de clubs peut-on utiliser au pitch and putt ?
Le cadre CPPF courant autorise trois clubs au maximum, putter inclus. Certaines compétitions ou certains parcours prévoient des variantes ; vérifie le règlement avant le départ.
Le pitch and putt est-il réservé aux débutants ?
Non. Les débutants y découvrent le jeu sur un parcours court, tandis que les joueurs confirmés peuvent travailler les approches et le putting en situation réelle de score.
Faut-il une carte verte ou une licence pour jouer ?
Les conditions dépendent du club et du format proposé. Contacte l’accueil pour savoir si une carte verte, une licence ou une assurance est requise.
Le score peut-il compter pour mon index ?
Cela dépend du système concerné, du parcours et de la formule de jeu. L’index CPPF ou FIPPA et l’index WHS sont distincts ; demande au club si la partie est enregistrable et pour quel index.